Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience de navigation, analyser le trafic du site et personnaliser le contenu. En cliquant sur « Accepter », vous consentez à l'utilisation de tous les cookies. En savoir plus dans notre Politique de confidentialité.
Pourquoi votre commune devrait s’intéresser au label « Commune amie des enfants »
Social
Pourquoi votre commune devrait s’intéresser au label « Commune amie des enfants »
Pourquoi votre commune devrait s’intéresser au label « Commune amie des enfants »
21 novembre 2025
Michael Kevesse
Source: Communes Romandes - Photo unicef.ch
Un mouvement romand en pleine expansion – et une opportunité stratégique pour les communes qui n’en font pas encore partie
Alors que plusieurs communes romandes — Lausanne, Genève, Martigny, Sion — sont déjà engagées dans la démarche « Commune amie des enfants », d’autres s’y intéressent de près : Cossonnay, Meyrin, Yverdon-les-Bains ou encore Vevey.
La dynamique s’accélère. Et pour de nombreuses collectivités, une question surgit : faut-il, nous aussi, entrer dans ce réseau soutenu par UNICEF Suisse ?
La récente table ronde organisée à Lausanne a apporté une réponse claire : le label n’est pas un symbole, c’est un véritable outil de gouvernance locale.
Un label qui touche au cœur des compétences communales
Le programme « Commune amie des enfants » porte sur des domaines que les communes gèrent déjà au quotidien :
sécurité et mobilité autour des écoles
politique jeunesse et participation citoyenne
espaces publics et lieux de rencontre
actions de santé et de prévention
restauration scolaire et qualité de vie au quotidien
En clair : il ne s’agit pas de “faire plus”, mais de valoriser et structurer ce que la commune fait déjà pour les enfants et les jeunes.
Des retours concrets qui parlent aux élus
Lors de la table ronde, les communes engagées ont présenté des actions simples mais efficaces : Martigny : « Journée à pied à l’école » qui a réduit le trafic aux abords des établissements.
Genève : renforcement de la qualité de la restauration scolaire.
Lausanne : développement d'espaces urbains permettant aux jeunes de s’exprimer (ex. ateliers participatifs).
Ces initiatives montrent qu’une politique “amie des enfants” peut être modeste, progressive, et très adaptée au terrain.
Pour les communes plus petites ou rurales, c’est un signal très positif : le label n’est pas réservé aux grandes villes. Il s’adapte.
Un avantage stratégique pour les communes. Pour une commune, rejoindre ce réseau représente :
Une meilleure attractivité pour les familles. Le label est reconnu au niveau national. Il renforce l’image d’une commune moderne, attentive, et bien gouvernée.
Un cadre clair pour les projets jeunesse. Unicef fournit une méthodologie, des outils et un accompagnement : diagnostic, plan d’actions, évaluation.
Un réseau de pairs. Les communes engagées échangent leurs bonnes pratiques : mobilité scolaire, sécurité, espaces jeunes, communication, gouvernance.
Une valorisation du travail déjà fait. Beaucoup de communes disposent déjà d’actions fortes… mais non formalisées.
Le label permet de rendre visibles ces efforts auprès de la population et des partenaires.
Pourquoi les communes non-engagées devraient y réfléchir maintenant
Parce que la dynamique est lancée : 2025-2026 sera marquée par la montée en puissance du réseau romand.
En rejoignant le mouvement maintenant, une commune peut :
accéder aux premières formations et accompagnements d’UNICEF, s’inscrire dans la vague romande actuelle, participer aux prochaines tables rondes et aux échanges stratégiques, bénéficier de l’image positive d’un réseau en croissance. Cela peut aussi être l’occasion d'engager un dialogue local avec :les écoles, les associations de parents, les services jeunesse, les élus et conseils communaux.
Comment savoir si votre commune est prête ?
Voici une mini-checklist qui permet aux communes de se situer :
Votre commune possède-t-elle déjà des actions jeunesse/familles ?
(ex. fêtes d’école, sécurité, accueil parascolaire, espace de jeux)
Avez-vous une volonté de renforcer la participation des jeunes ? (par ex. les consulter, co-construire un projet)
Souhaitez-vous valoriser ce qui est déjà mis en place ? (communication, attractivité, transparence) Avez-vous une structure interne (même simple) pour piloter des projets ?
(Service social, jeunesse, culture, écoles) Si une commune répond oui à 2 ou 3 points, elle est prête à entrer dans la démarche. Un mouvement romand où chaque commune peut trouver sa place. Le message de la table ronde est clair : peu importe la taille de la commune, chaque territoire peut devenir “ami des enfants”.
Certaines communes commencent avec des actions modestes, d’autres développent des plans plus ambitieux.
Toutes avancent, chacune à son rythme.
Le label n’est pas un examen : c’est un processus d’amélioration continue, accompagné par des experts, avec un objectif simple :
offrir aux enfants et aux jeunes un environnement communal où ils se sentent écoutés, considérés et en sécurité.
Conclusion
Pour les communes romandes non-engagées, l’enjeu est double :
se positionner dans une dynamique régionale en plein essor,
valoriser concrètement les politiques locales en faveur des enfants et des jeunes.
Le label « Commune amie des enfants » n’est pas un luxe :
c’est un investissement stratégique, réaliste, et parfaitement aligné avec les missions communales.
Et si, pour rapprocher les citoyens de la politique communale, il suffisait parfois de sortir de l’Hôtel de Ville ? À Bussigny, dans l’Ouest lausannois, la Municipalité a choisi une formule volontairement simple : aller directement à la rencontre de la population, sur une place de la ville, pour permettre à chacun de venir poser une question, partager une idée ou simplement discuter avec ses élus. Une initiative organisée le 11 septembre à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie.
En Suisse, il existe une particularité qui intrigue souvent les étrangers et qui continue de susciter des interrogations chez de nombreux citoyens eux-mêmes : la commune d’origine. Alors que, dans la plupart des pays, l’identité administrative est avant tout liée au lieu de naissance ou au domicile, la Suisse conserve un système unique où chaque citoyen est officiellement rattaché à une commune, parfois depuis plusieurs générations, sans forcément y avoir jamais vécu.
Face à des épisodes de chaleur plus fréquents et plus intenses, les communes romandes sont de plus en plus sollicitées pour protéger les personnes âgées, isolées ou fragilisées. Plans canicule, appels téléphoniques, visites à domicile, lieux frais, coordination avec les services de santé : la prévention devient un enjeu de proximité.